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Andi's writing ! 13/02/2012

Bonjour, bonjour à tous et bienvenue sur Andiswriting !

Une petite présentation s'impose. Alors, je suis Andi, j'ai 19 ans et ça fait environ 5 ans que je lis des fictions Yaoi. (Fictions basées sur la vie des homosexuels.) Ce blog est donc consacré à mes écrits yaoi. (Les histoires seront avec Bill Kaulitz, Tom kaulitz, Anis Ferchichi Alias Bushido et/ou Andreas Gühne.)
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas.

Bonne lecture !
Andi.


Ps: /!\ Je ferai un tri régulier dans la liste des VIP, si vous ne laissez pas d'avis, vous serez retiré de la liste.
Je n'écris pas pour avoir des commentaires, mais votre avis m'intéresse. :).

Sommaire. 13/02/2012

OS : Je meurs d'amour pour toi, mon amour. 13/02/2012

Bill/Andreas


On est vendredi. J'aime ce jour-là ! Parce que, c'est le week-end ! Et aussi parce que je passe le vendredi soir avec Andy, mon ami le plus proche !

-Andy? Tu me passes bouteille d'eau s'il te plait?
-Bien sûr, tiens.

Après me l'avoir donnée, il se glisse contre moi et automatiquement je passe un bras autour de lui. Je l'entends soupirer de bonheur. Ah mon p'tit bébé...
J'ai oublié de préciser qu'il était amoureux de moi. Ca me dérange pas du tout, j'aime lui faire des câlins, même que, parfois, on s'embrasse.

-Tu sais quoi?
-Non Bill, mais tu vas me le dire très vite...

Il rit dans mon cou, fier de m'avoir coupé dans l'élan.

-T'es un moqueur Andy !

Je ris avec lui, c'est un vrai p'tit gamin ! Il est adorable. Je reprends mon sérieux et dis :

-Ali change de job. Je la verrai plus aussi souvent...

Je le sens se crisper contre moi, je suis un con.

-Désolé mon p'tit bébé...
-C'est pas grave voyons !

Il se redresse et me regarde avec un sourire éclatant. Mais je sens bien qu'il est faux.

-Eum, tu veux sortir ce soir?
-J'irai où tu voudras, Bill.

[...]

-Aaah. Enfin à la maison !

Je rentre enfin du boulot, je suis complètement crevé ! C'était une très longue et dure journée.
Une fois ma porte refermée, j'ouvre ma boite aux lettres, impatient d'y trouver un peu de réconfort. Et bingo ! Encore une lettre, d'amour, de mon p'tit bébé... Je m'empresse de retirer mon manteau et saute sur le canapé avec un énorme sourire en ouvrant la lettre. Seulement, en voyant que l'écriture n'était pas comme d'habitude, mon sourire disparu. Il avait pleuré. Il y avait des tâches d'eau et l'écriture était tremblante.

"Mon cher Bill,

Je te dois au moins de t'expliquer comment j'en suis arrivé là.
Tout d'abord je voulais te dire, enfin plutôt te répéter, que je t'Aime du plus profond de mon c½ur.
"Je t'aime", sais-tu que ces trois petits mots sont très durs? Je ne parle pas que du fait de les dire, non. Ces mots sont durs car ils font mal, si mal. Et tu les as pourtant pris à la légère.... L'amour te prend souvent par surprise. Au début c'est magique, tu te sens bien ! Mais par après, ça peut prendre une autre tournure, et tu vis dans un cauchemar permanent...
J'ai eu le coup de foudre pour toi. Je t'aime. Oh oui que je t'aime, tellement fort. Je suis même prêt à le hurler au monde entier si tu me laissais faire.
Mais ce n'est pas réciproque. Et ça fait si mal. Tu l'aimes elle. Tu ne vois qu'elle. Tu ne vois que ton amour pour elle. Sans jamais vouloir voir le mien. Pourtant, je sais que je t'aime plus que tu ne l'aimes.
Tu ne peux même pas imaginer comment ça peut être dur de se lever chaque jour en pensant à toi. En pensant que toi, tu ne penses pas à moi. Lorsque tu me souris, je sais que ce sourire n'est pas pour moi. En revanche le mien, il t'appartenait tout entier. Quand tes yeux me regardent, ils ne me voient pas. Tu ne vois qu'elle. Alors que mes yeux, eux, ne voient que par toi.
Mais, tu nies tout. Tu sais pourtant que ça ne sera jamais possible avec cette fille, mais tu t'accroches, me laissant agoniser.
Tu te souviens le jour où tu m'as dit qu'on était amis? J'ai souris. Mais au fond, sais-tu combien je pleurais? J'ai tant versé de larmes pour toi. J'aurais pu remplir l'océan de nouveau. J'ai tellement eu mal pour toi. Tu me tues... Ta façon de parler me tue, surtout quand tu m'appelles "Mon p'tit bébé" et tous ces autres surnoms affectifs. Ton regard me tue, tu me transperces avec tes deux yeux chocolat. Ton odeur me tue, elle m'empoisonne. Ta façon d'être me tue, elle m'emprisonne. Ton sourire me tue. Et ne parlons même pas de ton rire ! Je meurs un peu plus chaque jour à tes cotés. Mais tu ne le vois pas. Parce que tu ne me vois pas.
Si je pars aujourd'hui, c'est parce que je t'aime.
Je ne veux pas être un lâche mais, je sais pertinemment, que tu ne me rattraperas pas. Fais ta vie, Bill. Aime-la. Continue de l'aimer. Ne pense pas à moi, je suis bien maintenant. Je suis mieux.

M'en voudras-tu de n'avoir pensé qu'à moi un bref instant?
Je veux juste que ma mort soit brève, parce que t'aimer, me tue à petit feu.
Alors, adieu Bill. Sache que même là-haut, moi je ne t'oublierai jamais.

Je meurs d'amour pour toi, mon amour."

...

Je lâche la lettre.

...

Je me laisse tomber au sol, sur mes deux genoux.

...

Je fixe un point imaginaire, je suis dans un autre monde.

...

-Non... Mon p'tit bébé...

Je grimace, me remémorant le passage où il cite que je le tue avec ce surnom...

...

-T'es parti...

...

-Pourquoi...

J'éclate en sanglots, réalisant que ce soir, Andy ne viendra pas.

...

Mes sanglots redoublent. Andy ne viendra plus, ni ce soir, ni tous les prochains autres...

...

Je m'écroule sur le sol, pleurant de tout mon être.

- Je ne t'aurais pas laissé me quitter mon p'tit bébé... Parce que... Je t'aime aussi...


Mais il est bien trop tard...


FIN


Tags : Bill Andreas

OS : Crash. 15/02/2012



Bill/Tom



Deux hommes, plutôt jeunes et plutôt beaux, se tenaient debout dans une grande pièce appartenant à un appartement spacieux, luxueux, et parfaitement bien décoré, presque parfait. Mais cette même pièce était remplie de cris s'écrasant contre les murs, comme à peu près tout ce qu'il s'y trouvait. Ils étaient en train de se disputer. Enfin, ils semblaient se disputer...

-Attends, t'as dit que t'étais où?

Un vase, qui était joliment placé au centre de la table principale, éclata contre le mur, lancé par le propriétaire de la voix. Tandis que l'autre homme resta muet, ne sursautant même pas.

-Tom répond ! Merde, et avec qui ? Putain !

Une assiette, encore garnie du dîner, vola, se brisant en mille morceaux aux pieds de dénommé Tom assit tranquillement dans un des grands fauteuils placé à l'opposé de la table. Toujours aucune réponse de sa part mais celui-ci se leva.

-Tu vas où ?
- Je sors, Bill.
-Avec qui ?

Il s'approcha de Bill et le prit par les épaules, le secouant légèrement, essayant ainsi avec espoir, lui remettre les idées en place.

-Merde ! Laisse-moi respirer ! Je n'en peux plus de toi !

Bill sanglota sous le choc des paroles tranchantes de Tom.

-Pourquoi tu ne me dis jamais rien...

Tom essaya de s'éloigner de lui et de se diriger vers la porte ornée de guirlandes bleues, une idée de Bill. Mais ce dernier l'avait emprisonné dans ses petits bras.

-Pars pas Tom... S'il te plait reste avec moi...

Bill savait que Tom allait le laisser là et partir. Malgré tout, il espérait qu'il refermerait ses bras musclés autour de lui juste une ou deux secondes, mais il savait très bien que ça n'arriverait pas. Il avait dépassé les limites, encore. Alors il attendit que son amour se défasse de son étreinte, ce qui arriva trop rapidement, il n'eut même pas le temps d'humer son odeur.

-Tu t'en vas la rejoindre... ?
- Oui.

Bill sentit son c½ur se briser, une fois de plus.

-Pourquoi?
-Elle au moins, elle ne gueule pas à chaque fois que je passe la porte.

« Mais il n'y a que ça, je te vois en elle, mon amour. » pensa Tom.
Bill sanglota de plus belle et se risqua à essayer de poser la question qui lui tourne dans la tête.

-Comment...?
-Quoi comment? Tu veux un dessin ?!
-Comment on en est arrivé là !

Tom se tut, dépourvu d'explications.

-Comment Tom? Je t'aime...

Tom resta encore une fois muet, cherchant enfin à répondre franchement.

-J'imagine... Qu'on était jeune, ouais. Un amour d'ado, doit rester dans l'adolescence. C'était pas réel !

Tom se baffa intérieurement en prononçant ces mots. A quoi jouait-il ? Il poursuivit.

-Puis, j'imagine qu'on n'a rien vu et qu'on a juste continué dans notre lancée. Comme des prisonniers de l'amour ou je sais pas. Ca ne rime à rien !
-Mais... Tu m'aimes, non ?

Il soupira, fixant son regard sur les débris du vase, tandis que les pleurs de Bill remplissaient cette fois l'appartement, témoin de leurs nombreuses disputes mais aussi de leur amour.

-Je déteste la routine ! Tu le sais !
-Tom ! Je t'ai posé une question!
- Je rentre, tu gueules. Je pars, tu gueules.
- Tom !
-Tu vois ? Tu recommences à gueuler !
- MAIS REPONDS MOI !
- Putain j'en ai marre !

Tom souffla, shoota dans un reste d'assiette et se dirigea avec hâte vers la porte.

- Je viendrai chercher mes affaires demain !

Et il sorti en claquant la porte, au même moment, Bill se laissa tomber dans le canapé pleurant toute les larmes de son corps. Pas la peine de courir après, son Tom ne lui adresserait même pas la parole.
Mais ce qu'il ne savait pas c'était que Tom n'était pas parti, non. Il était toujours là, appuyé contre cette porte qu'il venait de faire claquer dans un bruit sourd. Il était bel et bien là, laissant couler sa peine sur ses joues. Oh que oui il l'aimait, mais Bill était son passé. Enfin, il essayait de s'en persuader du mieux qu'il pouvait.

- Putain mais quel con que je suis...

Il prit son portable car celui-ci sonnait. C'était elle, sa photo s'affichait, cette photo que Bill avait trouvé par hasard hier... Pourquoi n'avait-t-il pas vu qu'elle lui ressemblait presque parfaitement? Presque. Parce que son Bill, il est parfait...
« Alors pourquoi je fais le con? », pensa-t-il.
Il se releva et après seulement deux seconds d'hésitation, il rentra chez lui, enfin plutôt chez eux.

-Bill...

il courut presque sur Bill, manquant de se prendre les pieds dans le tapis qui accueillait la grande pièce.

-Je suis désolé ! Je suis tombé très bas, pardonne moi !

En disant ses mots, il prit Bill dans ses grands bras, en le soulevant et le serra dans ses bras aussi fort qu'il put.

-J'aurais dut t'en parlé dès le début.

Il le serra un peu plus fort , sans pour autant lui faire du mal, du moins physiquement. Car dans la tête du pauvre Bill, c'était un bordel mais c'était rien comparé à son coeur.

-Je te demande pardon mon amour... Après tout, maintenant nous sommes adultes. On a changé ...

Bill réagit enfin, et se mit à pleurer dans le cou de son amour, tandis que celui-ci lui caressait les cheveux tendrement.

-Bill, s'il te plait, dis quelque chose...
-Réponds moi...

Tom réfléchit quelques seconde à ce que Bill venait de dire et se souvenu parfaitement de la scène de tout à l'heure.

-Oui Bill.
-Dis-le.
-Je t'aime, Bill. Je t'ai toujours aimé, depuis le début. Et ça, ça ne change jamais !
-Je t'aime aussi Tomi...

Pour conclure le moment, ils s'embrassèrent doucement, tendrement, amoureusement.

-Et si on changeait de ville ? Qu'on recommençait tout à zéro ?
-Vraiment tout?
- Euh... Ouais ! Ça pourrait être drôle, tu ne trouves pas?

Bill gloussa. Il ne savais pas tellement si Tom riait ou s'il était vraiment sérieux.

-Si.
-Ou soyons fou, changeons de pays ! Je déteste vraiment cette routine, tu sais...

Ils se câlinèrent un instant dans un calme apaisant, avant que Bill ne brise le silence en murmurant ce que sa tête lui hurlait de dire.

-Je suis désolé Tomi... De toujours crier... Je fais pas exprès, je... J'ai peur. Les autres sont tellement mieux que moi.
-Mais il n'y a que toi qui compte !

Bill le repoussa froidement, sa colère revenant très rapidement.

-Ah ouais ? Et cette Lise alors ?!

Tom se mordit les lèvres. Ok, il avait foiré. Il lui tendit son portable.

-Je... Eum... Tu sais, c'est juste une amie...
-Tom, tu te fous de ma gueule?!
-Non. J'aimais juste l'idée que tu sois jaloux, ça... Mettait de l'ambiance... Euh... Ok. Je suis qu'un con.

Bill le regardait sans rien comprendre. Tom prenait plaisir à lui faire mal ?

- Peut-être que ce serait mieux que je parte.

Bill regarda son Tom se lever et fit les gros yeux, puis se leva à son tour en criant.

-Merde mais Tom ! T'as pas le droit ! Non ! Pas après tout ce que tu viens de me dire...

Voyant les larmes de Bill refaire surface, Tom s'empressa de continuer.

-Ok, ok. C'est juste une amie, eum...

Tom soupira et se laissa tomber sur le canapé, non loin d'eux.

-En fait non. On se voyait régulièrement, on se cherchait un peu mais... On a vite compris que c'était une erreur. On parlait beaucoup de toi, de nous... Bill regarde là, ça me troublait, regarde comme elle te ressemble... Je sais que ça a l'air fou... Mais tu sais, avant on se racontait tout, puis du jour au lendemain on a arrêté et... Ca me manque...
-Tom... Je ne te comprends pas...
-Je sais. Mais on a rien eu ! Vraiment...
-Pourquoi tu ne me l'as pas tout simplement dis ?
-Tu sais que je ne dis jamais rien.
-Et que moi j'en dis trop, « Les opposés s'attirent ».

Bill sourit, c'était la phrase qui avait fait débuter leur relation lorsqu'ils étaient ados.
Après s'être regardé dans les yeux, une bonne dizaine de minutes, Tom fit sursauter Bill en prenant la parole

-Salut, je m'appelle Tom et je ne montre pas mes sentiments.

Bill se mordit la lèvre en essayant de ne pas rire.

-Salut, je m'appelle Bill et je montre trop mes sentiments.

Ils éclatèrent de rire en s'exclamant d'une même voix : « On prend un café ? Mais... Moi je n'aime pas le café.”
C'est cette même phrase, quelque peu bête, qui leur avait permis de tomber lentement amoureux l'un de l'autre auparavant.
 

FIN.

Tags : Song - Tom Bill

MF - Do ya love me? (Inspired by Friendzone.) Part. 1 06/03/2012





Bill/Tom





...


- Je fais quoi? J'appelle? Je n'appelle pas? Roh Bill ! Tu te parles à toi même maintenant?

Je soupire fortement. Non je ne suis pas fou. Cela fait juste une bonne trentaine de minutes que je suis allongé sur le dos, dans mon grand lit, me posant cette question: Je l'appelle, oui ou non? Appeler qui? Tom. Mon merveilleux meilleur ami depuis presque 4 ans. Je dois lui parler de mon rendez-vous. Et je voudrais qu'il m'aide. Mais j'hésite, ne va-t-il pas se moquer de moi?

- Allo?
- ...

Sans faire attention, mon doigt a dérapé sur "Appel".

- Allo? Bill?
- Tom ! Désolé !
- Tu m'as fait peur ! Est-ce que ça va ?
- O-oui ! Et toi?
- T'en es sur? Tu veux que je vienne? Tu as des ennuis? T'es où?!
- Calme Tom ! Je suis dans mon lit.
- T'es avec quelqu'un? Je te laisse alors.
- Tomiiiiii ! Je suis tout seul. En fait je voulais t'appeler mais j'hésitais et voilà.
- Depuis quand tu hésites à me téléphoner? Tu es sûr que ça va ?

Il rit, ça me fait sourire, abruti.

- Mais oui mais euh je ne sais pas comment le dire...
- Beh explique toi, tu commences à m'angoisser ! Tu sais que quand j'angoisse, j'attrape des boutons !

J'éclate de rire, comment rester sérieux?

- Mais ne ris pas enfin !
- Désolé Tomi. On se rejoint au parc? C'est plus facile si je te vois !
- Oui, d'accord, on s'y rejoint daaaaaaaaaaaaaans... Vingt minutes? Es-tu habillé?
- Oui, oui !
- Et tout le tintouin?
- Tom !
- Beh quoi ! Je sais qu'il te faut minimum deux heures si tu dois te maquiller, te coiffer et tous tes trucs de gonzesse !
- Tooooom ! Arrête de rire !
- Aller, à dans vingt minutes, ma précieuse !

Il a raccroché complètement mort de rire, et moi je souris comme un con, toujours le téléphone à l'oreille.
Bon, maintenant j'ai vingt minutes pour vérifier suis je suis bien. Je mets mon portable dans mon gros sac noir unisexe (J'aime le préciser), je passe par la salle de bain qui se trouve juste à côté de ma chambre et je me remaquille un peu. Oui, je suis un garçon qui se maquille et qui met aussi du vernis. Et j'aime ça ! J'ai même une énorme trousse rien que pour le maquillage. Et une deuxième pour mes vernis. Je vous arrête tout de suite, je ne mets pas de couleur, juste des tons foncés et très sombre, comme mes vêtements. Je m'habille serré aussi.
Je passe beaucoup de temps à m'occuper de moi. J'ai les cheveux noirs, longs et je me les coupe moi-même. Mais j'aime aussi m'occuper des autres. Je voudrais être coiffeur, je fais des études pour et j'adore ça. Mais pour le moment, je suis en vacances !

- Bon, je suis prêt ! Et merde, j'vais être en retard.

Je descends en courant, passe dire au revoir à ma mère, et aussi lui dire ou je vais, et file comme une flèche.
Même si je me suis dépêché, je suis quand même en retard. Je vois Tom au loin. Comme il est beau... Comme d'habitude ! Il porte le t-shirt gris, avec des graffitis orange, que je lui ai offert récemment, ça lui va super bien! Même si on ne devine même pas son magnifique corps. Monsieur porte ses vêtements très larges. C'est du gâchis pour les yeux, je trouve. Mais c'est son style à lui. Il porte des tresses noires, c'est moi qui lui ai faites. J'en suis très fier. Et lui aussi, c'est même lui qui m'y a forcé, enfin, pas tellement forcé que ça. Enfin soit, il est déjà assis sur notre banc. Oui, notre banc, on s'y assied tout le temps, et c'est celui-là et pas un autre ! D'ailleurs c'est le seul noir. Les autres sont verts. Pas très joli ! On l'a même marqué. Je m'y assois discrètement et caresse l'inscription "T&B BFF♥" du pouce. Il ne m'a pas vu, il est plongé dans son portable. J'ai envie de lui faire peur...

- Bonjour jeune homme, ceci est mon banc.

Il sursaute. Bingo.

- Imbécile ! Je t'envoyais un message ! Tu es encore en retard p'tite tête.

Il me pousse contre le dossier puis me chatouille.

- Stop pitié !
- Pitié qui? Hein ? Pitié qui?
- Pitié Tom le magnifique !
- J'aime mieux ça !

Il me lâche et on éclate de rire.

- Hey Bibi, et mon câlin?

Je lui souris et viens me collé à lui pour un gros câlin.

- Tu m'as manqué p'tite tête.
- C'toi la p'tite tête.

Il fait mine de réfléchir.

- Eum...Alors grosse tête, tu devais me dire quoi?

Je le tape doucement.

- J'n'ai pas une grosse tête !
- Beh faudrait savoir ! Si tu n'as pas une p'tit tête...

Il se fout de moi, je boude voilà.

- Ha non, ne boude pas ! Alors ?
- Beh en fait heu...

Je me lève et me met face à lui, en titubant la tirette de mon gilet puis le cordon de ma capuche.

- En fait, j'ai un rencard.

Il lève un sourcil.

- Bah c'est cool ça Billou !
- Oui mais je voudrais que tu m'aides. Je veux que ce soit parfait, et surtout que ça tourne pas mal... Et vu que tu as de l'expérience là-dedans...

Je rougis, c'est mon tout premier rendez-vous, à moi.

- J'en serais heureux ! Quand ça ?
- Samedi. Tu m'y accompagneras alors?
- Bien sûr !

Je tape dans mes mains et me met sur ses genoux pour un autre long câlin.

- Merci Tomi.

Il joue avec mes doigts avant de dire, me faisant sursauter :

- C'est un nouveau vernis ?
- Oui ! Tu aimes ?
- Ouais il est cool, j'aime bien... Mais non, je n'en porterai pas !

J'éclate de rire. J'ai déjà essayé de lui en mettre pour rire, ça l'a traumatisé le pauvre. Tom a toujours été super gentil avec moi. Il n'a jamais rien dis sur mon look, il trouve même ça cool. Il me respecte et s'intéresse à ce que j'aime. C'est un des seuls mecs de l'école d'ailleurs. Avant, les autres me tapaient. Parce que je suis une « tapette ».
Puis Tom est arrivé. Il était nouveau, et avec son look de rappeur, j'ai vraiment cru qu'il allait me frapper lui aussi, mais à la place, il a tendu sa main non pas pour me frapper mais pour m'aider à me relever. Mon monde s'est illuminé ce jour-là, j'ai tout de suite compris que tout irait mieux. Et c'est le cas. Tout va beaucoup mieux.

- T'as fait quoi hier soir Billou ?
- Oh rien de spécial, ma tante est venue et on a eu droit à toute sa vie pour la millième fois... Je crois qu'elle perd la tête.

On a parlé de nos soirées puis de tout et de rien jusqu'à ce qu'il se fasse tard et qu'il me propose de me raccompagner chez moi.
Une fois dans sa belle voiture, on se chamaille pour mettre de la musique. On a des goûts musicaux très différents. Lui, il aime le rap et tout ça. Et moi, tout le contraire. Je préfère de loin le rock au rap.
Il me rappelle bien que, vu que c'est lui qui conduit, c'est lui qui choisit la musique. Mais je sais très bien que même si je n'avais pas loupé mon permis, il prendrait l'excuse « C'est ma voiture ». Je rigole tout seul. En fait, on se chamaille vraiment parce qu'on aime ça. Parce qu'au bout de 2 minutes, je change toujours très discrètement, et il me laisse faire sans rien dire.

Après quelques minutes de route, on s'arrête devant ma maison.

- Tu veux entrer ?
- Non, merci, mais ma mère vient ce soir.
- D'accord.

Je sors de la voiture et fais le tour pour lui dire au revoir.

- Tu viens demain ?
- Ouais, vers 13h30 ?
- Nickel, ma mère sera surement d'accord !
- Passe lui le bonjour de ma part, Bibi.
- Je n'y manquerai pas ! A demain Tomi !

Je lui embrasse deux fois la joue gauche avant de monter les quelques marches qui conduisent à mon entrée. Tom ne démarre pas, je sais qu'il attend que je sois bien rentré. Il fait tellement attention à moi. Comment résister ? A peine entré, je crie après ma mère dans le hall.

- Maman, j'suis rentré ! Et Tom te passe le bonjour !

Je sais que si je ne le fais pas, Tom pourrait bouder pour de vrai.

- Bill, ne crie pas ainsi, je suis là !
- Oh pardon ! Je croyais que t'étais dans la cuisine.
- Tom n'est pas rentré ?
- Nan, sa mère devait lui rendre visite au soir. J'vais prendre ma douche.
- Ok poussin, mais fais attention, je viens de laver le sol !
- Ouais, ouais.

Je trottine vers la salle de bain, oubliant complètement ce que ma mère vient de me dire et me retrouve très vite sur le cul. Aie. Ça fait trop mal. J'entends ma mère ricaner. Beh c'est cool ! Je me relève et me masse les fesses. Merde, j'ai vraiment valsé en l'air ! Je me déshabille et me dirige vers la cabine de douche en faisant très attention cette fois et me lave en vitesse, enfin à ma vitesse quoi. Aussitôt fini, je me sèche et mets mon nouveau pyjama noir rayé brillant.

- Il est magnifique !

Je descends ensuite mettre la table pour manger avec ma mère.

- Ca a été ta journée loulou ?
- Ouais, on a été au parc !
- Ca, je l'aurais bien deviné toute seule !

Je ris, oui c'est vrai...

- Mais on a rien fait de spécial. Et toi ?
- J'ai fait la lessive et la salle de bain. Pas plus passionnant...
- Tu devrais sortir maman.
- Oui, justement, demain je vais chez ma s½ur, on ira surement faire les boutiques.
- Tom vient demain après-midi ! C'est... C'est grave ?
- Bill, tu es grand maintenant ! Je te fais confiance.

Je lui souris, on termine de manger avant d'aller s'installer sur le canapé pour un épisode des experts !

...

Ça vient de finir. Je m'étire comme un chat et dis « Bonne nuit » à ma mère puis je cours jusqu'à mon lit. Oui, je cours vraiment. Tom me manque déjà. J'attrape mon portable qui était resté dans mon sac et lui envoie rapidement un sms.

« Tout beau, tout propre et dans mon lit ! ♥ »

J'attends quelque secondes avant de le reprendre et lire sa réponse.

De Tomi
« Tout beau, tout sale et presque dans la douche ! ♥ »

L'idiot.

A Tomi
« Oublie pas derrière les oreilles. »

De Tomi
« Si tu trouves que je me lave pas assez bien, viens le faire ;) »

Beh ça va lui ? Je rougis comme un imbécile.

A Tomi
« Arrête tes conneries et va te laver ! »

De Tomi
« Oui chef ! »

Je dépose mon portable sur ma table de nuit et prend mon pc pour m'occuper en attendant. Après avoir consulté mes mails et y avoir répondu, me voilà encore en train de regarder des photos de Tom et moi.
Dix minutes plus tard, mon portable vibre. Je ferme mon pc, m'installe dans mon lit et attrape mon portable pour lire le nouveau message.

De Tomi
« Tout beau, tout propre et veux un bisou. »

A Tomi
« Un bisou de qui ? »

De Tomi
« De l'abruti qui pose la question ! ♥ »

Son « abruti » il aurait pu se le garder ! Malgré ça, je souris.

A Tomi
« L'abruti t'emmerde et t'en auras demain. »

De Tomi
« D'accord ! Boude pas princesse !»

A Tomi
« Je boude pas d'abord ! Alors, ça a été avec ta mère ? »

De Tomi
« Ouais, elle a enfin trouvé un boulot, elle était de bonne humeur ! »

A Tomi
« Ha beh ça va alors :D »

De Tomi
« Yeap ! Sorry Bibi. J'suis mort, j'vais dormir ! A demain. ♥ »

A Tomi
« D'accord ! Dors bien ♥ »

De Tomi
« Fais de beaux rêves. ;) »

Et c'est avec le sourire aux lèvres que je m'endors.


Fin partie 1.

Tags : Tom Bill

MF - Do ya love me? (Inspired by Friendzone.) Part. 2 23/03/2012


...

 
Le lendemain, je me prépare, complètement stressé de la venue –pourtant habituelle- de Tom.
Ce que je n'ai pas dit, c'est que je n'ai pas de rencard, je l'ai inventé. Enfaite, quand il m'y accompagnera, je lui avouerai mes sentiments et je lui proposerai de passer ce rendez-vous avec moi. Ouais, j'en suis fou. Je suis fou aussi. Mais je suis amoureux de Tom depuis le premier regard. Donc, je suis hyper stressé. S'il refuse, je pense que... J'aurais tout perdu. Son amitié et l'amour. Mais bon, j'en ai marre de devoir cacher tout ça. Et si je sens que ça tourne mal, je peux toujours annuler au dernier moment... Rah, ça m'angoisse.
J'entends quelqu'un sonner à la porte. Ça doit être Tom. Je cours ouvrir la porte. Je sais même pas pourquoi je cours, il ne risque pas de partir !

- Hey !
- Salut, entre.

Il me fait la bise et entre.

- T'es tout seul ?
- Ouais, ma mère est de sortie.
- Cool. Enfin, cool pour elle j'veux dire !

Je ris et j'attends qu'il avance mais il reste dans le grand couloir de l'entrée. Euh ?

- Tu comptes rester dans l'entrée ?
-Ouais.
- Pourquoi ?
- J'attends.

Beh qu'est-ce qu'il lui prend ? Il reste tout sérieux, c'est perturbant !

- Et tu attends quoi, Tom ?
- Beh mon bisou !

Voyant ma tête, il continue :

- Celui d'hier !

Je le regarde sérieusement en clignant plusieurs fois des yeux puis éclate de rire.

- Mais aller, j'attends depuis hier !

Je lui saute au cou, toujours en riant, et lui fais un énorme bisou très bruyant sur la joue.

- Encore.

Je lui refais un.

- Encore.
- Tomiii !
- Alleeeeer !

Je recommence et il continue avec ses « encore ».

-Ça fait combien là ?
- Je ne sais pas, je ne compte pas !
- Aller, un dernier alors.

Je lui embrasse la joue pour la énième fois. Plus doucement et plus tendrement. Il sourit de toutes ses dents comme un enfant qui aurait eu la sucrerie qu'il voulait tellement et me serre contre lui. Je suis si heureux !
On se détache après un moment pour monter tous les deux dans ma chambre, et planifier ce fameux rendez-vous.

...

Ça fait déjà deux heures qu'on est dans ma chambre à parler de la façon dont je dois me tenir à mon futur rendez-vous. Je bégaie parfois, je sens que je vais me faire griller si ça continue. Je suis allongé sur le dos dans mon lit tandis que lui, il est assis par terre, son dos contre le rebord mon lit.

- Alors, tu veux l'emmener où ton rencard ?

En disant cela, il a froncé les sourcils. Il fait toujours ça quand il se retient de dire quelque chose. Je me mords la lèvre et me lance.

- Tom, ça va ? T'as pas l'air content, si tu veux on arrête et je me débrouille tout seul...
- Quoi ? Non ! Excuse-moi. Mais...
- Mais ?
-Pourquoi tu me le dis seulement maintenant ? T'as l'air d'y tenir vu tout ce que tu fais pour lui faire plaisir... Et tu ne veux même pas me dire son nom, ça me vexe c'est tout.
- Oh Tomi... Je suis désolé.

J'aurais dû y penser... Quel con.

- Je... C'est parce que... Je... Eum. Je ne sais pas s'il m'aime comme moi en fait...
- Mais oui, mais on se dit tout...
- Je sais... Mais je t'en parle maintenant...

Oh non, il a l'air vraiment triste. Vite, un truc...

- Tom, tu ne vas pas te foutre de moi ?
- Beh, pourquoi je le ferais ?
- Il s'appelle Jean-Marc et il refuse qu'on lui donne un surnom.

Je fais de mon mieux pour rester sérieux alors que lui, il a totalement éclater de rire. Ok, je mens un peu, mais je n'ai pas vraiment le choix ! Puis je n'ai trouvé que ça sur le moment. Je ne suis pas trop doué en improvisation.

- Désolé Billou, mais là, franchement, je comprends un peu pourquoi !
- Ca va reprend toi quand même ! J'ai pas choisi.

Je finis par rire avec lui et ça fini en câlin, allongé au sol, côte à côte.
Ce beau moment fut interrompu par le claquement de la porte d'entrée.

- Biiiill ! J'suis rentréeee ! J'ai fait des courses, viens m'aider !

Je regarde Tom et rigole.

- Bon ben, il faut descendre !

Il se relève d'un coup et me tend la main. Il me connait trop bien. Je lui attrape mollement la main et il me tire tellement fort que je bute contre lui, nos visages se retrouvent très proches. Pendant un seconde, j'ai cru que j'allais craquer. Mais au lieu de ça, je me suis reculé en riant, légèrement gêné. Lui n'a pas bougé pendant plusieurs secondes.

- Biiiiiill, s'il te plait !

Il me regarde, enfin, avant de rire et de me tirer vers le couloir. Nous descendons les escaliers en silence. Arrivé dans le fond, ma mère semble surprise. A mon avis, elle avait oublié que Tom serait là.

- Bonjour madame !
- Oh bonjour Tom ! J'avais oublié que tu venais.

Haha. J'suis trop fort ! Je ricane dans mon coin. Mais elle le voit et me gronde, me rappelant d'aller chercher les courses dans la voiture qui est restée ouverte. J'y vais en boudant.

- Attends Billou, je viens t'aider.
- Laisse-le bouder Tom !

Les voilà tous les deux en train de se foutre de moi, c'est vraiment trop gentil ! En plus il n'y a qu'un sac dans cette voiture, elle se fiche de moi ? Pff. Je prends ce fichu sac, je referme la voiture et rentre chez moi. Je vois Tom et ma mère en pleine conversation... Je craints le pire ! ... Ah non ça va, ils parent de cuisine. OUF.

- Mets-le dans la cuisine !

Euh ? Non, non j'allais le mettre dans ma chambre, tiens ! Non mais j'vous jure. Je vais donc le poser sur la table de la cuisine.

- Tu boudes poussin ?
- Nan.
- Ouh, ça va ! Je te le rends ton Tom !

Je lui lance un regard noir avant de regarder Tom qui ne sait plus où se mettre.

- Je fais des lasagnes, quelqu'un veut m'aider ?

En disant ça, ma mère était sure que j'allais retrouver ma bonne humeur ! C'est mon plat préféré. Mais j'ai un p'tit plan.

- J'ai une idée maman, Tom et toi, vous faites les lasagnes tout seuls pour vous faire pardonner de vous être moqués de moi.

Ils éclatent de rire et acceptent. Génial ! Je m'installe sur une chaise et les regarde s'activer. Quel pied. En plus, j'ai une très bonne raison de mater Tom. Ma mère me fait un clin d'½il, elle a tout compris. On sonne à la porte, ma mère court ouvrir laissant Tom se débrouiller tout seul. Je me moque un peu de lui mais fini par venir l'aider, vu que ma mère n'a pas l'air d'en avoir fini avec cet inconnu.

...

On est à table. C'est délicieux, Tom fait vraiment bien à manger !

- C'est trop bon !
- Merci Bibi, euh Bill !

Je rigole dans mon assiette, lui il est tout rouge, s'il savait que ma mère est au courant de tout ce qu'on se dit et tout ce qu'on se fait ! Pour détendre Tom, ma mère lance le sujet de l'école, arf.

- T'es prêt pour la rentrée Bill ?
- Mouais.
- Il faudrait, il te reste seulement 5 jours de vacances...
- Oui, je sais, je compte bien en profiter !

Tom me fait un clin d'½il, je fronce les sourcils quelques secondes avant de comprendre qu'il croit que je parle de mon copain imaginaire, je ris tout seul du coup. Ma mère tape ses yeux en l'air avant de bombarder Tom de questions.

- Ça se passe bien au boulot ? Tu travailles où déjà ? Je sais que tu me l'as déjà dit mais j'ai oublié. J'me fais vieille !
- Je travaille dans un magasin de guitares, à côté du centre commercial.
- Ha oui ! Et donc, ça va ?
- Oui, oui.
- Les clients ne sont pas trop chiants ?
- Non, j'aime mon boulot et les gens sont sympas en fait.
-En même temps, avec ta bouille !

Il rougit et moi je sais plus où me mettre pour lui.

- T'es trop adorable !
- Euh... Merci, c'est gentil.
- En plus t'es responsable, tu travailles, c'est bien.

Il lui sourit mal à l'aise, bon elle va arrêter ? Faut que je le tire de là !

- Et tu travailles toujours que le matin ?
- Oui, du lundi au vendredi.
- Maman, laisse-le tranquille, on dirait un interrogatoire là...
- Pardon Tom, je ne m'en rends pas compte.

Il rit.

- Ce n'est pas grave, ne vous en faites pas.

Une fois nos assiettes vides, on se lève pour aller les mettre dans la cuisine. Tom se propose même pour faire la vaisselle, il me fait rire.

- Pas la peine, le lave-vaisselle se fera une joie de t'épargner ça !

On rit tous ensemble, jusqu'à ce que le regard de Tom se bloque sur l'horloge. Il est passé 22h.

- Oula, j'vais pas vous déranger plus longtemps, il est tard, je file !

Quoi, déjà ? Ma mère me devance :

- Oh mais tu ne nous dérange pas tu sais !
- C'est très gentil de votre part mais je dois me lever tôt pour le boulot.

Saleté de boulot. J'aurais voulu qu'il reste... Mais bon. Il dit au revoir à ma mère, ensuite je le raccompagne à la porte d'entrée.

- Tu viens à la maison demain, Bibi ?
- Faut que je demande, mais ouais normalement. Et, désolé pour ma mère, j'sais pas ce qu'il lui a pris.
- T'inquiète.

On se sourit.

- J'viendrai te retrouvé après ton travail !
- D'accord, à demain alors !

Après un gros câlin et des bisous le voilà parti. Je soupire et cours me jeter dans le salon en soupirant.

- Beh ça va Bill ?
- Ouais, mais toi alors... T'étais obligée ? On est même pas encore ensemble, j'sais même pas si on le sera un jour mais bon...
- Oh, mon chéri, j'n'ai pas pu m'en empêcher... Désolée.

Elle me fait une moue désolée qui me fait plus ricaner qu'autre chose.

- C'est rien, c'est fait, puis il s'en fout.

Elle me fait un sourire d'encouragement. Bon, beh, en attendant qu'il soit chez lui, j'vais me doucher.

...

J'n'arrive pas à croire que je suis resté 1h30 sous la douche. Si ma mère le sait, ça va être ma fête. Mais apparemment elle est déjà couchée, ouf. Je prends mon portable pour regarder l'heure, j'y vois 5 sms et 2 appels en absence. En même temps il est minuit passé. Tom s'inquiète. Alors que je suis chez moi... C'est chou quand même !

A Tomi
« Désolé Tomi j'étais sous la douche ! »

Je rejoints ma chambre sur la pointe des pieds. Puis je saute sur mon lit, le plus délicatement possible. Ironique, j'me suis affalé comme un ours !

De Tomi
« Jusqu'à maintenant ??? »

A Tomi
« Bah... Oui ? Le dit pas à ma mère ! »

De Tomi
« Idiot.♥ J'ai eu peur ! »

A Tomi
« Oh ! ♥C'est mignon. Désolé de t'avoir empêché de dormir... File maintenant ! »

Je prends le cadre photo qui se trouve sur ma table de nuit, et le pose sur mes genoux pour admirer encore et encore mon Tom. C'est une photo de nous qui date du début de l'été. Je regarde l'objectif avec un sourire jusqu'aux oreilles et Tom me regarde avec lui aussi un énorme sourire.

De Tomi
« J'ai tellement flippé que j'vais rêver qu'on te kidnappe ! »

J'éclate de rire. Oups, ma mère. J'écoute si elle bouge mais non, ça va.

De Tomi
« J'suis sûr que t'as rigolé comme un gogole . »

A Tomi
« Je t'emmerde ! Bonne nuit ♥ »

De Tomi
« Fais de beaux rêves. ♥♥ »

J'suis sur mon p'tit nuage. Je voudrais bien dormir mais là, je n'y arriverai pas... Je repose le cadre où il était et je prends un livre que j'avais commencé la semaine passée et l'ouvre pour le lire, mais...
Vers 4h du matin, je me réveille, le livre collé sur le visage. Je n'ai même pas lu 3 pages... Je le range et me rendors directement.

...



Fin partie 2.
Vos avis? 

Tags : Tom Bill

MF - Do ya love me? (Inspired by Friendzone.) Part. 3 05/08/2012




J'ouvre doucement les yeux, je suis complétement reposé, ça faisait bien longtemps ! Je m'étire à mon aise puis regarde l'heure.
Tout d'abord je reste en mode bug, ensuite je saute carrément du lit. J'ai complètement oublié de mettre le réveil hier soir. Du coup, je suis super en retaaard.

- Putain de merde ! Je suis trop con !

Je suis très poli le matin. Je cours vite choisir mes vêtements et file à la salle de bain pour prendre une douche, le plus vite possible. Pas le temps de déjeuner.

- Aller Bill, tu peux le faire !

J'ai l'air d'un idiot ! Mais je ne me suis jamais autant dépêché de ma vie. Je me sèche à la vitesse de l'éclair. Je m'arrête brusquement et réfléchis.

- Et, mais... MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN ?

Comment ça se fait qu'elle ne m'a pas réveillé ? D'habitude, elle le fait... Je ne me souviens même pas qu'elle m'ait dis qu'elle sortait.
En plus je n'arrive pas à enfiler mes vêtements tellement je me suis mal essuyé.

- Oh, nan, j'ai trop faim. Faut que je mange un truc !

Je descends chercher un truc à manger vite fait, je déteste me lever sans manger. Arrivé dans la cuisine, j'attrape une banane, ça fera l'affaire ! J'allais remonter m'habiller lorsqu'un papier sur la table attira mon ½il.

« Je suis sortie chercher du pain, peut-être que je ferai des courses aussi, je verrai.
Si je ne suis pas rentrée ne t'inquiète pas !
Et bonne journée avec Tom.
Bisous, Maman. »

Ah ben voilà, ça explique tout ! Je remonte en quatrième vitesse, il ne me reste plus qu'une heure et demie.
Je suis enfin prêt et en plus, je suis dans les temps.

- Bill, viens ici deux minutes.

Entre temps, ma mère est rentrée et depuis, elle est au téléphone. Je me demande bien avec qui et pourquoi elle m'appelle... Oh, nan.

- Mais maman, j'dois aller chez Tom...
- Juste 5minutes poussin.

Je souffle fortement en prenant le téléphone, pourquoi il continue d'essayé de me parler ?

« - Ouais,
- Hey Bill, comment ça va ? »

Mon père est en voyage d'affaire. Rectification, il est tout le temps en voyage d'affaire. Avant, ça me rendait triste. Puis j'ai grandi et j'ai fait avec. Mais voir ma mère pleurer, c'était insupportable. C'est pour ça qu'un jour, j'ai été le rejoindre, j'avais envie de le voir et il fallait qu'on parle de maman. Mais il n'était pas seul. Depuis je lui en veux à mort, surtout que je n'ai rien dit à ma mère pour pas lui faire de la peine, mais lui non plus. Il ne lui a jamais avoué qu'il l'avait trompée et le pire c'est que je suis certain qu'il continue. Alors que, tous les trois mois, il revient et fait le mari parfait, pendant une semaine. Je le hais.

« - Ca va. Mais j'dois partir. »

Il soupire, connard.

« - Bill, tu me fais le coup à chaque fois.
- Oui mais cette fois c'est vrai. »

Oups.

« - Bon, d'accord à plus tard... »

Je n'écoute même plus et tend le téléphone à ma mère qui me sourit tristement.

- Maman, j'y vais.

Je lui embrasse la joue et prend mon manteau.

- Appelle-moi chéri.
- D'accord !

Avec tout ça, j'suis presqu'en retard. Je cours un peu pour être sûr d'arriver avant la fermeture du magasin de Tom. J'arrive pile poil à l'heure et je l'aperçois déjà dehors. J'suis en retard visiblement. Plus j'avance et plus je vois qu'il n'est pas seul, en effet, une fille est pendue à son bras. Tout de suite, je suis encore plus énervé. D'abord mon père, puis cette... Garce.
Lorsqu'elle me voit elle me fait un clin d'½il et s'en va, alors que je m'approche. C'était quoi ça ?

- Salut Bill ! T'es pile à l'heure !
- C'est ça moque toi.
- Hé... C'est vrai, j'ai eu fini plus tôt. Il se passe quoi princesse ?
- Arrête avec ça !
- Ola, qu'est-ce qu'il y a ?

Il me prend dans ses bras.

- Pff, rien.
- Dis-moi.
- Le paternel.
- Arf...

Il me serre un peu plus fort et se recule en me souriant.

- On y va ?
- Ouaip.
- Roh, Billou, arrête de faire la tronche, j'y suis pour rien moi !

Je rigole doucement et trottine vers sa voiture. Une fois dedans, notre petit rituel de chamaillerie commence, et j'en oublie même cette fille, qui était beaucoup trop proche de mon Tomi, et mon putain d'père.

...

On est dans la chambre de Tom, on regarde ce qu'il y a d'intéressant à faire tout près de chez nous.

- Bill, j'en ai marre... Y'a rien à faire ici.
- Je sais... Mais...
- Mais ?
- Toi, tu voudrais quoi ?

J'essaie de ne pas rougir mais c'est dur, du coup je me lève et me mets derrière Tom qui continue de regarder sur le net quand même.

-Comment ça ?
- Beh... Si c'était ton rencard ?
- Eum... Je ne sais pas... La plage ! Oui, la plage surement ! La mer, c'est juste magnifique ! Puis c'est romantique !
- T'es romantique toi ?
- Je ne sais pas. Je suppose...
- Tu penses quoi d'un pique-nique à la plage ?
- C'est romantique !
- Roh Tom... Tu crois que ça irait ?
- Beh oui Bill, j'en suis sûr !
- Ça te plairait ça ?
- Oui bien sûr. Mais ce n'est pas moi que tu emmènes.

Il rigole et moi j'me force. Si tu savais Tom.
- Bon ! Alors Bibi, on a l'endroit, l'activité et il reste les fringues ! Je viendrai choisir chez toi ! Tu auras la surprise. Mais demain, parce que là j'ai très faim alors on va manger !

Il a déballé son discours sans me laisser parler et m'a attrapé en sac à patate pour descendre à sa cuisine. Je viens d'hurler comme une souris. Heureusement que Tom vit seul ! Enfin, heureusement pour moi. Même si je suis souvent chez lui ou lui chez moi.
Il me dépose sur le tabouret de la cuisine et prend une carte.

- Pizza-Film ?

Je le regarde avec des yeux de chats.

- Je choisis le film !
- Han, nan, Biiiiiiiill.
- Siiii !
- Et arrête avec tes yeux, là !

Après quelque minutes de chamaillerie, j'obtiens le rôle de « choisisseur de film » et lui de « commandeur de pizza ». On est fou. Après avoir passé la commande, il vient s'assoir près de moi, dans le salon. Je le regarde en me mordant la lèvre inférieure.

- J'ai choisis Titanic.

Il soupire.

- Tu devrais plutôt dire : J'ai ENCORE choisis Titanic.
- Mais j'adoooore ce film !
- Oui, j'suis au courant.

Il lance ses yeux en l'air et me pince la hanche en souriant.

- N'essaie pas de dire que toi tu n'aimes pas, Tomi !
- J'ai jamais...

Il est interrompu par la sonnette. Ca ne peut pas déjà être la pizza, si ? Tom va ouvrir, tandis que je reste assis dans le salon.

- Oh Olivia, c'est toi.
- Oui, je voulais te voir avant demain, tu sais pour l'horaire et tout ça quoi.

Oh non, ne me dite pas que c'est la fille de tout à l'heure. En plus, quelle voix de pute. Sans méchanceté. Enfin si, un peu.

- Ah ouais, mais on te le donne directement demain ça tu sais.
- Ah.
- Mais entre, c'est bon, viens.

Je l'entends glousser et se rapprocher. Lorsqu'elle me voit, elle semble plus que choquée, apparemment je n'étais pas dans ses plans. Parce que oui, évidement qu'elle vient pour draguer Tom et plus, qui sait.

- Bill, j'te présente Olivia, c'est la demi-s½ur de ma cousine Lindsay. Et Olivia, je te présente Bill, mon meilleur ami.

Je lui fais un bref signe de main alors qu'elle me regarde méchamment. Wow. Elle prend la parole :

- Je vais travailler avec Tom demain, fallait que je vienne le voir pour des tuyaux.

J'ai envie de rire, ça devient urgent. La sonnette me sauve.

- J'y vais, cette fois c'est bien la pizza !
- Attends, Bill, prend mon portefeuille
- il est où ?
- Je ne sais pas, euh attends je réfléchis.

Il tourne sur lui-même comme un con et je le vois dans sa poche arrière, je ris et m'approche de lui pour lui prendre, il éclate de rire alors qu'Olivia semble me tuer du regard. Faudrait peut-être qu'elle se calme. Pendant que je paie la pizza, j'entends Tom la mettre légèrement à la porte, je ricane faisant un peu peur au livreur.
Alors que je reviens au salon avec la pizza, je croise Olivia qui me bouscule, suivie de Tom qui me lance un regard embêté, je me retourne et les regarde planté au milieu de la pièce comme un imbécile. Elle ne sait pas dire au revoir comme tout le monde non ? Elle se frotte à lui et n'arrête pas de le toucher. Ça m'éc½ure presque. Et non, je n'exagère pas. Tom ferme enfin cette foutue porte et me rejoins l'air désolé.

- Désolé bibi, elle est un peu... Collante.
- Un peu ?

Je rigole et je mets le dvd n route, c'est parti ! Après à peine 1heure de film, je reçois un sms de ma mère. Oups, j'ai oublié de l'appeler.

« Je viens te chercher dans 20minutes, sois prêt. »

Je le montre à Tom qui soupire.

- On n'est jamais tranquille !
- Ca va être ma fête !

Il rit et je me lève pour éteindre le film.

- Oh non, on va être obligé de repousser la séance !

Je lui tire la langue alors que lui est mort de rire.

...

Il est 12h30, j'ai rien fait de ma matinée, j'avais envie de rien. Je n'arrêtais pas de penser à cette pute d'Olivia et au rendez-vous avec Tom, plus on s'en approche, plus je trouve que ce n'est pas une bonne idée... Mais bon, là, je suis en train de manger avec ma mère. Je suis fils unique et j'ai un père qu'une fois toutes les lunes. Donc c'est juste elle et moi, et on se dit tout. Enfin, presque tout. J'aimerais juste lui parler de mon plan, parce que j'ai vraiment peur que ça tourne au désastre total.

- Maman ?
- Oui, chéri ?
- Je crois que je fais une connerie.

Elle arrête de manger et pose ses couverts, prête à m'écouter.

- J'ai menti à Tom. Enfin, pas vraiment mais...
- Bill.
- Ok, en fait, je lui ai dit que j'avais un rencart. Mais je n'en ai pas.
- Beh, Bill ?
- En fait, il m'aide pour mon faux rencard et quand il m'y accompagnera, je lui dirai qu'il n'y a personne et que c'est pour lui et que je l'aime...
- Oh Bill...
- Quoi ?
- C'est si mignon !
- Maman !

Elle rit de moi, ok !

- C'n'est pas drôle enfin, et s'il ne veut pas ? Je crois que je pourrais mourir sur place.
- Ne raconte pas des sottises voyons. Même s'il ne veut pas, vous êtes trop proche pour ne plus être amis.
- Mais il me verra plus comme avant...
- C'est un risque bébé... Mais ne sois pas pessimiste !
- Je ne sais pas, j'ai vraiment la trouille.
- Mais vous êtes si proche... Beaucoup de gens vous pensent déjà en couple, est-ce que ça dérange Tom ?
- Non...
- Beh tu vois ! C'est déjà un bon signe ! Aller souris, et tout ira bien !
- Merci...

Je me lève et lui embrasse sa joue puis retourne à ma place faisant semblant de finir mon assiette.

- Il va bientôt arriver donc si on pouvait changer de sujet...
- D'accord...

Elle reprend ses couverts puis enchaine avec une petite anecdote.

- Tu vois la voisine ? La vieille là ? Beh elle a craché sur notre trottoir ! Tu te rends compte ?
- Ah ouais ? Wow, on dit des jeunes mais...
- N'est-ce pas !
- Mais maman, tu as quand même reculé dans sa toute nouvelles boite aux lettres avec ta voiture...
- Ce n'est pas une raison. Puis je lui ai remboursé sa moche boite aux lettres là de/

Elle est coupée par la sonnette. Elle me fait trop rire quand même.

- J'vais ouvrir, ça doit être Tom.
- Va mon chéri.

Je cours jusqu'à la porte manquant de tomber plusieurs fois avant d'ouvrir la porte sur un Tom qui rigole.

- Beh quoi ?
- Oh Bill ! Ta tête, si tu l'as voyais !

Haaaan. Je me regarde vite fait dans le miroir le temps qu'il entre dans la maison et découvre l'horreur. En courant, mes cheveux se sont mis dans tous les sens, et comme je n'étais pas coiffé. Et beh bravo Bill. Franchement là, chapeau.

- Ne fait pas cette tête Billou, ce ne sont que des cheveux !

Il rit et va rejoindre ma mère pour lui dire bonjour, évitant ainsi la tape que j'allais lui offrir.

- Bonjour Tom, tu as mangé ? Bill, lui, mange vraiment comme un moineau !
- Oui, oui, je sors de table, merci c'est gentil.

J'arrive vers eux, brosse en main.

- Je ne suis pas un moiseau ! Euh. Un oiseau ! Merde.

Tom éclate de rire alors que ma mère me gronde sur le « vilain mot ».

- Désolé maman.
- Aller, sors de ma vue moineau !
- Maman !

Je prends Tom part la manche de son pull et nous dirige vers ma chambre. Arrivé devant la porte, je l'entends murmurer tout seul.

- Beh Tom ?
- Quoi ?
- Tu disais quoi ?
- Oh rien je priais.

Il me dit ça avec un sourire en coin, je crains le pire.

- Pourquoi donc?
- Je prie pour ne pas me perdre dans ton dressing !
- Mais ! Je n'ai pas tant de fringues que ça !
- Bill. Tu as déjà rien qu'une garde-robe pour tes vestes.

Je grogne pour la forme et cours me jeter dans mon lit.

- A toi l'honneur Tomi !

...



Fin partie 3.

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TS - Call me when you're sober. (Part 1) 08/08/2012




Bushido/Bill




01h50,
Los Angeles,
Soirée privée rassemblant toutes les personnalités allemandes.



Tandis que la grande soirée festive battait son plein, un petit groupe de rappeurs connus ne faisait qu'observer un jeune garçon, connu lui aussi. Il n'était nul autre que le grand Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel. Ce même chanteur avait parfaitement remarqué qu'il était le centre d'attention de ces hommes et il savait en jouer en sa faveur en prenant telle ou telle position, ou même encore en prenant bien le temps d'aspirer sa paille en bouche d'une façon qu'on aurait pu décrire comme obscène, et prenant un air totalement innocent quand ses yeux rencontrèrent ceux de son frère. Même s'il avait complètement changé de look, laissant tomber son maquillage et sa féminité, il en restait pas moins une chaudasse. Et merde, il en était foutrement fier.

- Hé Fler, mate-moi ça comme il a changé le p'tit Bill !
- Putain, ouais ! Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
- Il a compris qu'il avait une queue !

Les 2 hommes s'esclaffèrent. Bushido les rejoignit, jetant un bref coup d'½il à ce qui faisait rire les deux hommes.

- Hey, Bu ! Regarde le môme ! Ça te fait quoi à toi ?
- Va te faire foutre Kay!
- Ouuuuuuuuh.

Bushido n'avait pas lâché Bill des yeux pendant toute la soirée. Tellement discrètement que ni Bill, ni ses amis, ni Tom –Le frère furieux selon Bushido- ne l'avaient pas remarqué.

- Non mais plus sérieusement ?
- Ça me fait que j'le défonce quand même.

Les trois rappeurs éclatèrent de rire, sans se rendre compte que le jumeau du concerné avait tout entendu et qu'il grinçait des dents. Ce dernier alla rejoindre son frère.

- Bill, on s'en va ? Elle craint cette soirée !
- Mais non, j'aime bien moi !
- Mais aller, on va ailleurs si tu veux.
- Mais arrête Tom, qu'est-ce qui te prend ?
- Je veux partir d'ici !
- Et moi non.
- Bill, putain tu me suis !
- Mais ta gueule, va-t'en si tu veux moi je reste.

Bill n'était là que pour montrer à Bushido qu'il n'était pas une putain de gonzesse qu'on utilise. Que lui aussi était un homme. Mais ça, Tom ne devait pas le savoir. Ni l'empêcher de mettre au point sa petite revanche.

- Tu fais chier.

Tom décida de rester pour surveiller son petit frère –comme toujours- et laissa aller ses yeux un peu partout à la recherche d'un certain rappeur.

- Mais ne boudes pas Tomi ! Amuse-toi !

...

La soirée était plutôt avancée. Beaucoup de gens étaient bourrés. Même Tom, qui était scotché à une blonde aux gros seins et qui ne vit donc pas Bushido se rapproché de son petit frère.

- Hey.
- Salut.
- T'as changé de look ?
- Et pas que ça. J'ai appris que tu étais marié.

Il ne l'avait pas appris. Pas du tout. Il se tenait au courant de la vie de Bushido depuis toujours. Sans qu'il ne le sache, bien sûr. Après plusieurs longues secondes de silence, Bushido lui paya un verre puis se décida à parler.

- Ouais... J'ai une fille aussi.
- Ouais, je sais.
- Ah bon ?
- Magasine.
- Ah, oui, bien sûr.

Un gros blanc s'installa. Plus long que celui qu'il venait d'y avoir. Bill bu son verre d'une traite et aussitôt, il en avait un nouveau entre les mains, Bushido y veillait.

- Je ne t'ai pas oublié, Bill.
- Oh que si !
- C'était ton idée au départ.
- C'était une putain de mauvaise idée !
- T'aurais pu rester.
- Je ne suis pas ta pute.
- Ne dis pas des trucs ainsi, tu m'excites.

Bill s'étrangla et le regarda de travers ce qui fit sourire Bushido un peu plus.

- Tu m'as manqué, Bill.
- Mon cul t'a manqué.
- Ouais, tellement.
- T'es qu'un connard.
- C'est drôle, c'est la première phrase que tu m'as adressé, et la dernière.
- Va te faire foutre.
- Pas moi, non.

Ils furent interrompus pas les deux amis de Bushido qui virent entouré Bill.

- C'est ma tournée !

Bill voulu refuser mais il n'eut pas tellement le choix, de plus il était coincé entre eux.

-Héééé beh Bill, tu as pris du muscle !
- Et t'as plus de cheveux !

Kay passa sa main dans les cheveux de Bill, décoiffant sa crête blonde en riant. Bushido, quant à lui, souriait. Ses potes étaient bourrés. Sinon, jamais ils ne seraient venus près de Bill, sous peine d'être pris pour des « tapettes ».

- Hé Kay ! Regarde-moi ça là-bas !

Fler ne lui laissa pas le temps de répondre. Il était déjà parti.

- Haha, y a d'la minette !

Il se pencha à l'oreille de Bill afin de lui murmurer ce qu'il pensait depuis le début de soirée.

- J'suis sûr que toi, nu, t'es toujours aussi bonne.

Et il lui claqua « amicalement » les fesses avant de partir rejoindre Fler et les quelques filles qui étaient déjà pendues à ses bras, laissant un Bill complètement choqué.

- Anis. Qu'est-ce que tu leur as dit ?
- Moi ? Rien.
- Oui c'est ça ! J'te crois pas.
- T'as raison.

Bill en avait déjà marre. Il sentait bien que Bushido allait attaquer dans peu de temps et maintenant, toutes ses résolutions étaient noyées dans l'alcool.

- Fais chier.

Et en effet, comme prévu, Bushido attrapa son bras et le tira vers lui.

- Viens avec moi.
- Non.

Bill secoua son bras pour se dégager de sa prise mais sentir ses doigts autour de son bras était tellement bon qu'il ne le fit pas avec conviction.

- Aller, Bill, avant t'aimais tellement ça.
- Je t'ai dit non ! Cherche-toi une autre pute ! En plus, t'es marié mon gars !
- Et alors ? J'ai toujours été avec elle. Ça ne t'as jamais déranger.
- Va te faire foutre !
- Toi viens te faire foutre.

La prise de Bushido était bien plus forte. Ça devenait légèrement dérangeant. Ça ne devait pas se passer comme ça. C'était Bill qui devait mener. Le récemment blond chercha son jumeau du regard mais ne le vit pas. Qu'allait-il faire ?

- Anis, lâche-moi.
- Je te lâche si tu me suis. On doit parler.
- Parlons.
- Pas ici, au calme.

Bill soupira et après avoir réfléchi quelques secondes, il le suivi. Non, il se laissa plutôt trainer par Bushido.

- Où on va ?

Il ne lui répondit pas et en passant devant ses potes, le tunisien leur fit un clin d'½il.
Pourquoi l'avait-il suivi ?

- On va où ?!
- A mon hôtel.
- Non !
- Tu préfères qu'on nous voie ensemble ?
- c'est sûr que ça te mettrais dans la merde avec ton récent mariage !
- Je m'en sors toujours, moi. Toi, tu te bats encore avec les medias, gamin.

Bill se tut, regarda le plus âgé récupérer ses clés et monta dans sa voiture. Un gros 4x4 noir mais pourtant très discret. Le trajet fut très silencieux, même si la radio crachait du rap allemand, et Bill se demandait encore pourquoi il l'avait suivi... Il n'avait même pas prévenu Tom. Il allait se faire étrangler le lendemain...

...

Arrivé devant l'hôtel, Bushido coupa le contact et fouilla ses poches puis lui tendit la clé de sa chambre.

- Entre discrètement. 3ième étage, chambre 201.

C'était un ordre. Pourtant Bill prit la clé, en hésitant quand même un peu. Il descendit de la voiture maladroitement et se félicita intérieurement d'avoir opté pour un T-shirt à capuche pour cette soirée. Il se camoufla du mieux qu'il pouvait et entra dans ce grand bâtiment luxueux. Il sourit distraitement à l'hôtesse d'accueil et fila vers les ascenseurs afin de se rendre au troisième étage. Par chance, il était vide. Enfin, il aurait vraiment préféré qu'il y ait au moins quelqu'un. Il avait un peu peur des ascenseurs. Foutu Bushido.
Arrivé au bon étage et sain et sauf, Bill longea les murs et se dépêcha de trouver la chambre 201. La chambre de Bushido et surement la sienne pour cette nuit...

- 198, 199, 200...

Il se stoppa. Il pouvait encore faire demi-tour... Alors pourquoi il entra hâtivement dans cette chambre et s'assit sur le lit, comme si c'était tout à fait normal, pour attendre Bushido ?

...

Quelques longues minutes plus tard, la porte s'ouvrit sur Bushido, souriant de toutes dents.

- T'es là.
- Bien vu.
Il referma la porte derrière lui et s'avança vers Bill se penchant sur lui. Le c½ur du blond s'emballa mais le tunisien prit simplement le téléphone sur la table de nuit juste à côté.

- Tu veux boire un truc ?
- Je ne suis pas là pour boire mais pour parler.
- Ouais mais ça aide à parler, non ?

Bill le fusilla du regard tandis que Bushido commandait. Après 10 minutes de silence complet, où Bill avait pris le temps de visiter la suite et de fumer sur le balcon, le serveur d'étage toqua à la porte pour ensuite entrer et y laisser les boissons. Dès qu'il fut parti, le tunisien s'empressa de donner le cocktail alcoolisé au blond.

- Ca me rappelle beaucoup de chose tout ça.
- Mets-toi bien ça en tête. C'était avant, Anis.
- Ne fais pas ton rabat-joie. Bois.
- T'essaie de me bourrer ?

Bushido haussa un sourcil et pensa « Putain, j'aimerais ouais ».

-De quelle façon ?

Le blond, n'ayant pas compris à quoi il faisait allusion, lui brandit innocemment son verre sous le nez. Puis face au regard du plus âgé, il comprit.

- T'es qu'un enfoiré ! Je m'casse.
- Tu ne vas nulle part, poupée.
- Je ne suis pas une putain de poupée !
- Tu t'énerves ma belle ?
- Putain !

Bill but une grande gorgée de son verre pour se calmer et voulut se lever pour poser son verre, mais il n'eut le temps de rien. Bushido venait de le pousser sur le lit, tandis que son verre roulait désormais sur le sol, répandant son liquide sur la moquette. Le c½ur de Bill s'arrêta de battre quand les lèvres d'Anis se rapprochèrent de sa bouche. Merde. Il en avait envie. Mais il ne pouvait pas. Il le repoussa difficilement.

- Pourquoi ? T'en as envie Bill, ne mens pas.
- Je ne suis pas une pute.

Bill s'assit sur le bord du lit essayant de s'éloigner de Bushido. Mais il fut très vite rejoint par ce dernier qui, bizarrement, lui prit simplement la main.

- T'es pas une pute si tu n'appartiens qu'à moi.
- J'n'appartiens à personne. Et tu es marié je te rappelle.
- Ca ne te dérangeait pas avant.

Bill se contenta de soupirer et de retirer sa main.

- Tu me manques, Bill.
- Arrêtes Anis.

Bill tourna sa tête vers Anis et son c½ur s'arrêta de battre une fois de plus. Il était si proche.

- Et puis recule !
- Pourquoi ? Tu vas craquer petit Bill ?

Le blond ancra ses yeux dans le regard de Bushido et ce fut la fin. Au diable ses résolutions. En un cillement, il fut à califourchon sur les genoux du tunisien, l'embrassant de toute son âme.


To be continued...

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TS: « Bonjour, j’habite dans ton jardin. » Part 1 27/11/2012



Bill/Tom



Bill ouvrit les yeux, réveillé par la sonnerie de son portable, un cadeau de sa meilleure amie. Sa vie n'était pas banale. Il vivait dans une cabane qu'il avait trouvée quatre ans auparavant et qu'il avait remise sur pied et en avait fait sa petite cachette douillette. Elle n'était pas très grande et il n'y avait que deux petites fenêtres mais elle était au gout de Bill. Elle était située dans le fond d'un énorme jardin sans clôtures, laissée à l'abandon par ses propriétaires, à la limite d'un bois.
Seulement la vie a fait que désormais, c'était sa maison.
A la mort de sa mère, son père avait commencé à le battre mais Bill avait trouvé rapidement une solution et s'était enfuis dans sa cabane. Son père n'en fut pas inquiet du tout. Il avait même mis le peu d'affaires de Bill dans des boites, sur le trottoir et avait déménagé à l'autre bout du pays.
Bill frotta ses yeux bruns et se leva enfin, il se mit devant le miroir et brossa ses longs cheveux bruns foncés, presque noirs, avant de s'habiller vite fait avec des habits serrés, comme à son habitude, puis de se dépêcher de préparer ses affaires pour se rendre le plus vite possible à l'école. Il n'était pourtant que 5h et il n'habitait qu'à dix minutes de là. Mais il devait prendre sa douche avant l'arrivée des professeurs et des élèves. Parce que même si dans sa cabane il ne manquait de rien, le grand brun ne pouvait se passer de sa douche bien chaude.
En effet, dans son petit nid, il n'y avait pas de sanitaire –ni d'électricité. C'est pour ça qu'il gardait des réserves d'eau, dans un coin de son petit meuble situé en dessous de la plus petite des fenêtres, vers la gauche précisément. Il aimait son chez lui. Et même si c'était une pièce sans limitation, chaque meuble avait sa propre place. Son garde-manger était situé du côté de la petite fenêtre, contre le petit mur bleu clair ; son bureau-table à manger en face de la porte «d'entrée » au centre, en face de la cheminée qui garnissait le grand mur de couleur cacao ; son grand lit douillet, rempli de gros coussins et des couvertures, était quand à lui dans le coin en dessous de la grande fenêtre qui ornait le mur gris foncé ; et pour finir, son étagère à fringues était au pied du lit, son petit paradis.
Ni une, ni deux, il était en route, sac sur le dos, pour aller prendre sa douche bien méritée.
Une fois lavé et rhabillé, c'est tout naturellement qu'il alla s'assoir sur un muret devant l'école, permettant aux autres de ne pas se douter qu'il en sortait.
C'était sa vie depuis maintenant trois ans.
A peine vingt minutes plus tard, Emilya, sa meilleure amie, le fit sursauter en sautant sur son dos, comme à son habitude.

- Coucou Billou ! Comment ça va ? J'ai gym après j'espère que tu n'as pas pris toute l'eau chaude !
- Emi !

Elle se mit à glousser avec une main devant sa bouche, preuve qu'elle se foutait de lui, mais gentiment.

- Respiiiiiire. Ca va !

Ils se mirent à rire et à parler de tout et de rien en attendant la sonnerie pour après partir chacun de leur conté. Emilya avait sport tandis que Bill avait musique.

...

Une fois en classe, le regard de Bill fut attiré par une nouvelle tête. Un nouvel élève était assis au fond de la classe. En plein printemps ? C'était étrange. L'entrée du professeur arrêta ses pensées et il alla s'assoir au fond de la classe, à l'opposé du nouveau.

- Bonjour à tous ! Tout d'abord, je vous informe qu'on accueille un nouveau venu !

Le professeur fut interrompu par une élève.

- Mais monsieur, c'est pas un peu tard ?
- Il n'est jamais trop tard. Monsieur Tom Kaulitz vient d'emménager par ici, c'est pourquoi nous l'accueillons dans notre établissement. Souhaitez-lui la bienvenue.

Tous les regards étaient braqués sur le pauvre Tom, le scrutant de haut en bas.

- Bon, on se met au travail. Prenez votre livre page soixante, Alex tu nous lis le titre ?

Le cours passait très lentement pour Bill. La théorie, ce n'était vraiment pas son truc. Il essaya de regarder le nouveau discrètement, mais ce fut un échec total vu que celui-ci le regardait déjà, ce qui fit rougir le brun qui s'empressa de cacher son visage.

- Bill. Bill !
- Euh oui ?
- Ce n'est pas le moment de s'endormir. Page soixante-six dernier paragraphe.

Après avoir lu son paragraphe, Alors que Bill faisait une grimace au dos de son professeur qui notait quelque chose au tableau, il entendit un p'tit rire venant du côté du nouveau mais il n'osa pas regarder.
Le cours enfin terminé, Bill se hâta à regrouper toute ses affaires pour sortir, lorsqu'une main fit son apparition devant ses yeux baissés. Cette main lui rendait son crayon, surement tombé par terre dans son empressement, cette main appartenait à... Tom. Bill bafouilla un merci qui fit rire doucement le nouveau. Pas de doute c'était le même rire, c'était lui. Alors comme ça, le nouveau le trouvait drôle ? Ou
se foutait-il tout simplement de lui ?

- Je... euh...

Bill ne savait même pas ce qu'il voulait dire, ni même pourquoi il avait pris la parole. Il chercha vite un truc à dire.

- Euh, est-ce qu'on t'a fait visiter le bâtiment ?
- pas vraiment, j'ai eu ce plan mais je me suis déjà perdu. Tu me montres ?
- Ok, euh j'arrive.

Tom sorti pour l'attendre dans le couloir tandis que Bill soufflait. Bon dieu, dans quoi il s'était mis ? Le brun était gay. Il ne le cachait pas tellement. Mais jamais il avait trouvé un élève à son gout. Alors que là, Tom était tout simplement un dieu. Il portait des dreadlocks noires attachées en boule sur le haut de son crâne, qui dégageaient une odeur de vanille. Il avait les yeux en amandes couleur noisette où le brun n'avait pas encore eu le courage de s'y perdre. Puis il dégageait un truc. Il avait du style, il avait la classe et il semblait gentil. Et c'était certain qu'il n'était pas loin du mètre quatre-vingt. Bill se tapa le front avec sa main et pris enfin son sac pour sortir. Les couloirs étaient plein de monde. Il détestait ça, mais il fit un effort, pour Tom.

- On y va ?

...

Après avoir fait le tour du bâtiment en passant pas tous les coins, Bill voulu rejoindre sa bande de copains et surtout décrire le magnifique Tom à sa meilleure amie. Mais Tom le suivait. Il n'avait pas prévu ça. Pour lui, il allait lui faire visiter puis ils allaient se séparer. Mais non. Il se gratta le coude et fit comme s'il n'y avait rien d'anormal mais au fond de lui c'était l'alerte rouge.

- Hey Bill ! Alors t'as survécu ? Oh, je...
- Ouais, j'vous présente Tom. Il vient d'emménager. Tom voici Emilya, Sam, Andy et Lexi.

Ils se saluèrent tous puis ce fut le silence complet. Personne n'osa parler. Tom senti qu'il gênait et prit donc la parole.

- Euh, je crois que je vais vous laisser.

Emilya fit un bond et se mit à rire.

- Non, non reste, t'en peux rien si on est bizarre ! On a pas l'habitude que des nouveaux viennent vers nous ! Maintenant si tu veux un groupe plus « SWAG »...

Elle pointa quelque autres groupes dans la grande cour.

Tom rit. Il la trouvait très chouette et énergique. Il adorait ça. Après quelques minutes, les conversations reprenaient et tournaient autour de Tom et son déménagement. Tandis que Bill restait silencieux.

- En fait, ma grande tante est décédée et ma mère a hérité de sa grande maison alors elle n'a pas hésité à venir s'installer dans sa maison d'enfance.
- Et tu l'as bien pris ? J'veux dire t'as quitté toute ta vie non ? Questionna Emilya.
- Oui et non, je n'aimais pas tellement ma vie la bas donc j'prends ça pour un nouveau départ... Puis vous verriez la baraque que c'est !
- C'est où ?
- A dix minutes d'ici. La seule avec un jardin énorme et plein de mauvaises herbes. Je vais devoir m'y coller c'est sûr !

Emilya fit de gros yeux à Bill. Tom venait d'emménager dans la propriété où Bill vivait, en quelque sorte. Son rêve était fini. Ils furent interrompus par la sonnerie. Ils avaient tous Math.

...

Bill était assis à côté d'Emilya et profita de l'inattention du professeur pour lui parler.

- Comment je vais faire maintenant ? S'il le découvre ?
- Reste Zen, Il doit d'abord faire face au monstre qu'est le jardin, t'as vu son état ?
- Ouais, et s'il appelle une société ou j'sais pas quoi ? J'suis foutu !
- Parle moins fort !
- Merde.

Tom n'était qu'à 3 tables d'eux, il était assis aux côtés de Sam, qui était pire que content de ne plus être le cinquième de la bande et donc celui qui se mettait seul sur un banc. C'était un chouette type ce Sam. Il était plus vieux d'un an, mais il n'en était pas plus mature bien qu'il était toujours de bons conseils. Il était le grand frère protecteur de la bande. Il faisait un bon mètre quatre-vingt, comme Bill, mais ses gros muscles dissuadaient les gens de l'emmerder alors qu'il était aussi doux que ses cheveux dorés. Entre la table de Sam -et Tom- et celle de Bill, il y avait celle qu'occupaient Andy et Lexi. Ces deux-là étaient en couple depuis deux ans. Ils étaient inséparables. Bien que ce n'étaient pas leurs vrais noms, tout le monde les appelaient ainsi, même les professeurs. Andy s'appelait en réalité Andreas mais il détestait ça. Ce grand blond platine avait des grands yeux d'un bleu profond comme l'océan, le regarder dans les yeux était troublant. Tandis que son amoureux, Alexis, était le sosie parfait du célèbre modèle Andrej Pejic.

- Quelle merde, Bill. Je t'accompagne à ton boulot tout à l'heure, il faut qu'on parle sérieusement.
- Tu pourras ?
- Je l'espère...

Emilya était une jeune fille dynamique et pleine de vie, bien que ses parents ne la laissaient sortir que très rarement. Elle était d'une beauté incroyable, elle avait des magnifiques grands yeux verts et des cheveux parsemés de boucles parfaites, très longs et de couleur brun auburn. Elle avait tous les garçons à ses pieds mais elle n'y prêtait pas attention. Elle et Bill se connaissaient depuis toujours.

- Et n'oubliez pas le devoir de demain, vous pouvez sortir.

Emilya soupira.

- Désolée Billou, mais faudra que je rentre bosser le devoir...
- Beh, je t'accompagne jusqu'à chez toi, vite dépêche-toi, comme ça on serra seuls et on enverra un message aux autres, grouilles !

Ils se dépêchèrent de sortir, sous le regard interrogatif de la bande, et aussitôt seuls, ils soufflèrent et Bill envoya un sms a Andy pour qu'il transmette qu'Emilya et lui devait parler seuls et qu'il ne devait pas mettre Tom au courant et essayé de le retenir.

- Bon. Je pense que tu devrais lui dire.
- Non mais ça va pas ? On se connait a peine !
- Bill, tu habites dans son jardin là.
- Ouais mais j'y étais avant...
- T'es sérieux là ?

Ils éclatèrent de rire.

- Comment on peut rire dans une situation pareille ?
- Je sais pas. Mais sérieusement, faudrait se renseigner sur ce qu'il compte faire. Il a dit « Je vais devoir m'y coller » donc, il compte le faire lui-même ? Reste plus qu'à l'en empêcher.
- Et s'il change d'avis ?
- Et bien, tu seras dans la merde !
- Rah, mais arrête. Tu crois qu'il n'énerverait s'il trouvait la cabane ? Tu crois qu'il l'a déjà vue ?
- Je ne pense pas. Puis on ne le connait pas encore assez. Mais bon, si on peut faire quelque chose...

Ils arrivèrent devant chez la brune t Bill s'arrêta avant l'allée.

- Tu veux entrer ?
- Non, je dois aller bosser.
- Ah oui c'est vrai... Je vais cogiter à une solution mon Billou.
- Merci ma belle.

Elle lui embrassa la joue deux fois puis s'en alla chez elle laissant Bill avec ses pensées sur le chemin de son boulot. Dans quatre heures, il pourra retrouver son chez lui. Enfin, si Tom ne l'avait pas trouvé.

...

Bill arriva dans sa cabane, à l'apparence, personne n'y était venu. Il déverrouilla la porte, la referma et se jeta sur son lit en prenant son portable qui avait chargé à son boulot. Il avait 3 messages. Un de Sam qui disait « Si jamais, ma porte est ouverte. », un d'Andy « Chouchou, on va essayer de l'occuper quand tu travailleras, histoire qu'il n'ait pas le temps de découvrir des choses. » qui fit rire Bill et un d'Emilya « Bibi, tu devrais faire une lettre ou quoi où tu expliques pourquoi tu vis là mais sans dire ton nom et tout ça et la coller sur la porte pour que s'il trouve ta cabane... Beh voilà quoi. ». Ce n'était pas bète, même si c'était assez bizarre. Il répondit à tout le monde et commença sa lettre, même s'il n'était pas sur de l'afficher.
Après avoir fini ça, il se fit à manger et téléphona à sa meilleure amie. Il fallait qu'il parle à quelqu'un où sa tête allait exploser.

...

Le lendemain, après son rituel, Bill ne s'attendait pas à voir Tom devant lui, qui lui demandait s'il pouvait s'assoir avec lui. Bill bredouilla un « oui » et des excuses pour la veille.

- Ne t'inquiètes pas, je sais que je suis nouveau et que je me suis un peu incrusté hier mais... Je ne savais vraiment pas où aller et puis vous êtes tous très sympas.

Ils se sourirent.

- T'es le bienvenu. Mais dorénavant, les gens vont te regarder bizarrement.
- Oh, je survivrai !
- Je dérange pas j'espère !

Ils sursautèrent tous les deux, surpris pas Emilya. Ils allaient répondre mais la sonnerie retenti. Ils se levèrent et se dirigèrent vers leur classe.

- Oh non ! Je savais que je n'aurais pas dû mettre des talons, j'suis arrivée plus tard et j'ai pas pu ennuyer mon Billou !
- Ils te vont bien ces talons.
- Oh merci Tom-Tom ! Ca te dérange pas que je t'appelle tom-Tom ?
- Non. Rit-il.

...

Plus tard en classe, Emi et Bill discutaient en chuchotant le plus bas possible.

- Il te drague.
- Qui ? Tom ? Mais non !
- Beh si attends !
- Mais Billou. T'as vu comment il te regarde toi ?
- Quoi ?
- T'as bien entendu !
- Non !
- Mais enfin ! Tu lui plais, ça se voit.
- Mais arrête, il a dit qu'on était sympa et qu'il était tout seul blablabla.
- Mais t'es con ? Regarde-le !
- Beh oui regarde-le, c'est un hétéro ça se voit.
- mais bien sûr.
- Bon t'as fini oui ?
- T'es têtu.
- ... Et mais... Admettons que t'as raison.
- J'ai raison.
- Mais tais-toi ! Admettons. Alors... tu crois que je peux l'inviter à sortir ?
- Attends. Pourquoi ca sent l'embrouille ?
- Beh... S'il accepte, il serra avec moi. Pas dans son jardin.
- Bill ! Ca va pas non ? On joue pas avec les gens.
- Mais c'est la seule solution ! Andi et Lexi sont toujours collés ensemble. Et Sam le week-end il s'occupe principalement de sa petite s½ur. On va pas lui imposer la garde de Tom.
- Ouais mais... Pff. T'as raison.
- Donc voilà. C'est décidé.
- On dirait qu'on parle d'un vulgaire objet.
- Mais non...
- et sinon mister, comment tu vas t'y prendre pour l'inviter ? Parce que bon, c'est bien joli de vouloir faire la comédie mais... Si t'es à fond dessus aussi, ça devient quand même réel.
- Hein ?
- T'as compris.
- Pas tellement.
- BILL. EMILYA. CA SUFFIT OU JE VOUS SEPARE.

Après l'intervention, ô combien douce du professeur, le cours se termina en silence.


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